Le Magazine de Moorea vous informe
Créé en 2005, Le Magazine de Moorea est le seul magazine trimestriel gratuit consacré à l'actualité de Moorea;
sa vocation est d’informer les résidents de l’île soeur sur des sujets politique, économique, environnement, société, culture, sports, etc.
Il ne dépend en aucun cas de la municipalité de Moorea et se veut apolitique.
Nous vous souhaitons une bonne visite sur notre site.
Extrait du Magazine n° 87 - Septembre 2026
Direction des Ressources
Marines
Taina ORTH co Présidente avec
Onyx LEBIHAN de l’association
To’a Hine Spearfishing organise
régulièrement des stages de
sécurité.
Pêche sous-marine : les réflexes qui vous sauveront la vie
Au cœur des missions de la Direction des Ressources Marines (DRM) figurent la gestion, le développement et la valorisation de la pêche. Cet engagement se traduit par un accompagnement de terrain des professionnels, et tout particulièrement des pêcheurs lagonaires. Ce secteur représente un enjeu majeur pour la Polynésie française, tant pour l’autosuffisance alimentaire que pour l’équilibre socio-économique de Tahiti et des archipels.
La pêche lagonaire rassemble une grande diversité de profils (professionnels, amateurs, occasionnels ou réguliers) et de techniques. Ex : à la ligne, au filet ou au fusil. C'est une pêche sélective qui contribue au développement durable de la pêche lagonaire. Cette dernière pratique, la pêche sous-marine au pupuhi, comporte des risques vitaux : si les syncopes sont tristement célèbres, les accidents de décompression restent méconnus et trop souvent associés, à tort, à la seule plongée en bouteille. C'est pourquoi, afin de préserver ce patrimoine culturel vivant tout en garantissant la sécurité des pratiquants, la DRM soutient activement depuis plus de dix ans les formations dispensées par la FTSSC (Fédération tahitienne des sports subaquatiques de compétition). Ce partenariat historique se traduit par le financement intégral de ces sessions, permettant de toucher les usagers de Tahiti et des îles sans aucun coût pour les participants, les associations et leurs formateurs bénévoles. Au-delà du soutien financier et matériel pour le transport des équipements, la DRM peut mettre à disposition ses propres infrastructures pour accueillir les formations lorsque cela est nécessaire.
« Depuis le début de l’année, nous déplorons plus de huit décès liés à la chasse sous-marine. C’est beaucoup trop, d’autant plus que ces accidents auraient pu être évités.»
Pour aborder en détail les enjeux et les dangers de la chasse sous-marine, nous avons rencontré Taina Orth*, cofondatrice de l’association To’a Hine Spearfishing, lors d'un stage de sécurité dédié aux pratiquants. Elle nous explique sa démarche :
« L’association To’a Hine Spearfishing a été créée en 2022 avec Onyx Le Bihan. Toutes les deux, nous venions de passer plus de dix ans au sein de l’AS Tefana Chasse Sous-Marine aux côtés de Rahiti Buchin, un club davantage axé sur la compétition. Nous avons ressenti le besoin de fonder notre propre structure pour transmettre nos connaissances différemment. Notre objectif premier était de rendre cette discipline accessible aux femmes grâce à un encadrement adapté. Au-delà des techniques de chasse, nous voulons promouvoir un mode de vie sain, montrer que l’on peut se nourrir par soi-même et apprendre à vivre en harmonie avec l'océan en apprenant à mieux le connaître. Bien que notre priorité soit de fédérer une communauté de femmes et de les accompagner, notamment via les réseaux sociaux, notre association reste ouverte à tous. De plus, nos activités ne se cantonnent pas à la chasse : nous intégrons les trois disciplines de notre fédération, à savoir la chasse sous-marine, l'apnée et la nage avec palmes.
Tour des ANNAPURNA
Ils sont six amis, unis par le goût du voyage, de l'effort et de l'aventure.
Des lagons de Polynésie aux sommets de l'Himalaya.
Personnalité incontournable de la vie sportive à Moorea depuis de nombreuses années, Jean-Michel Monot est un habitué des défis à travers le monde. Pourtant, son dernier récit prend une résonance toute particulière. Plus qu'un exploit face à une nature grandiose, c'est une aventure humaine marquée par les récents événements tragiques au Népal et en Chine et enrichie du témoignage émouvant de son guide.
Ils sont six amis, unis par le goût du voyage, de l'effort et de l'aventure. Cinq d'entre eux ont vécu à Moorea ou à Tahiti. En mai dernier, ils ont troqué le bleu du lagon contre les neiges de l'Himalaya pour un trek de 17 jours parmi les plus beaux et les plus exigeants du Népal. Jean-Michel, Jacky, Fred, René et Richard ont tous un lien fort avec Moorea ou la Polynésie. Serge complète cette bande de copains qui, malgré les années qui passent, n'a manifestement pas renoncé au goût de l'aventure. Il ne manquait finalement qu'un septième compagnon, Jean-Pierre Le Loch, retenu par ses obligations et qui n'a malheureusement pas pu se libérer pour les rejoindre.
Leur terrain de jeu ?
L'Himalaya népalais, et plus précisément un itinéraire peu ordinaire associant la vallée sauvage et isolée de Naar-Phu à une partie du célèbre Tour des Annapurna. Pendant 17 jours, les six hommes vont progresser à travers des paysages qui changent presque quotidiennement. Aux vallées verdoyantes des premiers jours succèdent progressivement les hauts plateaux désertiques, les villages d'influence tibétaine, les monastères bouddhistes et enfin l'univers minéral de la très haute montagne.
« Du lagon de Moorea aux cols de l'Himalaya, les paysages changent. L'amitié, elle, voyage très bien ».
Commune de
MOOREA MAIAO
Travaux dans les écoles
À l'occasion de la rentrée scolaire, d'importants travaux de rénovation et de mise en sécurité ont été menés dans les écoles de Paopao et de Maatea ainsi qu'au CJA.
CJA de Vaiare
«Initialement, nous avions prévu de remplacer uniquement la charpente de deux classes, dont les poutres étaient détériorées par les termites et présentaient des risques pour la sécurité des élèves. Nous avons finalement étendu les travaux au remplacement des fenêtres et de la toiture. Ce chantier a mobilisé 5 agents des services techniques communaux pendant l'ensemble des vacances scolaires.»
Coût global de ces travaux estimé à 8 millions XPF, intégralement financés sur les fonds propres de la commune.
École de Maatea
« Le réfectoire fait peau neuve ! Auparavant, la toiture apparente présentait de nombreuses ouvertures qui laissaient pénétrer les pigeons. Grâce à la pose d'un faux plafond, la salle est aujourd'hui parfaitement propre et sécurisée. Nous avons également profité de cette intervention pour refaire l'électricité, installer de nouveaux luminaires et ventilateurs, et repeindre l'ensemble des murs.
Ces travaux ont été menés par une équipe communale de 4 agents pour un coût estimé à 4 millions XPF, autofinancé par le budget municipal.
Écoles élémentaire et maternelle de Pao Pao
« À l’école élémentaire de Pao Pao, nous avons entièrement réhabilité 2 blocs sanitaires qui n’étaient plus utilisés car trop vétustes. L’ensemble des équipements (lavabos, WC, urinoirs) a été remplacé, et la peinture du sol et des murs a été refaite.» « En parallèle, une autre équipe a été chargée de nettoyer les caniveaux d’évacuation et de remplacer les dalles en béton dégradées. Plusieurs d’entre elles étaient cassées et présentaient des trous dangereux pour les enfants ; nous avons choisi de les remplacer par des grilles métalliques beaucoup plus sûres. Enfin, nous avons profité des vacances scolaires pour élaguer les arbres de la cour.»
« Concernant l’école maternelle de Pao Pao, nous avons remplacé l’ensemble des faux plafonds des coursives du premier étage, devenus vétustes. De plus, le carrelage des sanitaires a été intégralement refait : de nombreux carreaux étaient cassés et présentaient des angles vifs qui risquaient de blesser les élèves.»
« L’ensemble de ces travaux à Pao Pao a mobilisé une équipe de 6 agents communaux pendant toute la durée des vacances scolaires. Le coût de cette opération est estimé à 3,5 millions XPF, intégralement financé sur les fonds propres de la commune.»
